Antigone de Palestine
Adel Hakim met
en scène la pièce de Sophocle
à Jérusalem-Est. Reportage.
dans l’hebdo N° 1155 Acheter ce numéro

Jérusalem-Est, au coin de la rue Salah El-Din, non loin de la Vieille Ville. Une pancarte discrète indique le Théâtre national palestinien. On emprunte la voie Ali Ibn Ali Tieb pour accéder à une longue, basse et modeste bâtisse. Mais, à l’intérieur, la salle aux fauteuils rouges est grande et belle. Ce soir, tout un monde passionné occupe le foyer. On donne Antigone de Sophocle, en arabe mais surtitré en français. Car la production est franco-palestinienne. Et c’est toute une histoire de théâtre qui vient de commencer et se poursuivra l’an prochain en France, et peut-être plus longtemps encore.
Au départ il y a, en 2009, la rencontre chaleureuse entre les acteurs palestiniens qui viennent jouer au Théâtre des Quartiers d’Ivry le Collier d’Hélène , de Carole Fréchette, sous la direction de Nabil El Azan, et les directeurs de ce centre dramatique, Adel Hakim et Élisabeth Chailloux. Certains comédiens restent plus longtemps et participent à des ateliers. Adel Hakim rêve alors de monter une création commune au Théâtre national palestinien et à son propre théâtre. Pas simple. Il y a les difficultés