Lu, vu, entendu
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LU
Laurence Parisot est en croisade… contre le « sexisme », qu’elle tient pour « un racisme comme il existe un racisme contre les Noirs, les juifs ou les musulmans ». Et c’est dans le Parisien (27 juin) que la patronne des patrons dénonce « les pubs sexistes » et expose ses idées sur le sujet. Sur deux pleines pages et la une ! Convaincue qu’« il y aura un avant et un après » DSK, elle estime que « le projet phare » de l’élection présidentielle de 2012 « pourrait être l’instauration d’une véritable égalité hommes-femmes dans la société » et juge « indispensable » la création d’« un grand ministère des Droits de la femme ». « Le retard dans le secteur public est encore plus grand que dans le privé », assure toutefois Mme Parisot, qui réussit le tour de force de ne parler ni de salaires ni de qualifications, pourtant essentiels pour rééquilibrer les rapports hommes-femmes.
VU
Le « 13 heures » de TF 1 consacrait, le 23 juin, un reportage au « contrat de responsabilité parentale » (CRP) dans les Alpes-Maritimes, un dispositif proposé par Éric Ciotti, député UMP et président du conseil général, mais très critiqué et limité pour l’instant à ce seul département. On y voyait une mère « désemparée » de voir son enfant rater les cours vanter le CRP. Mais un conseiller général communiste révélait assez vite à France Info que la mère de TF 1 était en fait l’attachée de presse (sans enfant) d’Éric Ciotti. Émoi de l’élu, qui jure qu’il n’avait rien demandé à son employée, dont il accepte la démission. Et surtout embarras de la chaîne, contrainte d’expliquer qu’elle n’y est pour rien, sa confiance ayant été abusée par une équipe de Nice matin TV, auprès de qui elle sous-traite ses correspondances dans la région. Bref, les fautifs sont les lampistes et non un mode de production de l’information à prix réduits.
ENTENDU
La France n’est « pas du tout » dans la situation de la Grèce, a déclaré le gouverneur de la Banque de France, le 24 juin, sur RTL. Christian Noyer, c’est son nom, a expliqué cette différence par « plusieurs raisons » : « On a commencé à faire des réformes très importantes, la plus emblématique étant celle des retraites », et ainsi « montré qu’on était capables de faire les efforts nécessaires pour rétablir les finances publiques » ; « on a un système bancaire qui est solide ». « Ceci étant, a-t-il souligné, il faut absolument rétablir l’équilibre des finances publiques et donc suivre le chemin de consolidation exactement comme il a été prévu, c’est capital. » Donc, pour ce monsieur et ses amis, peu importe ce que voteront les Français en 2012, l’austérité devra se poursuivre.
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