Lu, vu, entendu
dans l’hebdo N° 1162 Acheter ce numéro
LU
Deux jours avant la sortie de Paris-Match, lemonde.fr décryptait « la nouvelle communication politique de Sarkozy ». « Moins médiatique, plus présidentiel », le chef de l’État a réussi cette fois sa mue, nous expliquait le site du quotidien, notant notamment qu’il n’avait pas « mis en scène la grossesse de son épouse, probablement soucieux de ne pas se voir reprocher une dérive “people” comme au début de son mandat ».
Même propos dans le Nouvel Observateur (14 juillet) où l’on pouvait lire que « Nicolas Sarkozy est un président de plus en plus “normal”, y compris dans sa vie privée ». D’ailleurs, ajoutait notre confrère, « pour se protéger des paparazzis, sa femme, Carla Bruni, qui est enceinte et a besoin de repos, s’est réfugiée dans le fort de Brégançon ». Elle y est tellement « réfugiée » qu’elle y a reçu Nice-Matin, le 14 juillet, pour un entretien où, entre deux propos sur sa grossesse et les rideaux de Brégançon, on a appris qu’elle « souhaite pour la France » que son mari soit candidat en 2012.
VU
Au moment où commence au PS la bataille des primaires, Paris-Match (13 juillet) nous offre une vision apaisée de la politique. Sous le titre « Carla, première dame et bientôt maman », la photo de une nous montre le couple Sarkozy en maillots de bain. Tout y est : le mari attentif soutenant son épouse enceinte au moment d’entrer dans l’eau, la future maman portant la main à son ventre alourdi. La photo semble volée comme pour en souligner la spontanéité, mais il n’en est rien. Et si un paparazzi pouvait ainsi shooter notre Président sur la plage de Brégançon, le chef de la sécurité du fort eût été vite débarqué, car, à trois fois plus de distance qu’il en faut à un photographe, un sniper ne manquerait pas sa cible. Les quatre clichés en pages intérieures et quelques autres sur le site de l’hebdo confirment le soupçon : l’Élysée a bien voulu cette mise en scène.
ENTENDU
Chaque matin de cet été, les reporters de RTL partent à la rencontre des « acteurs de la saison présidentielle qui s’annonce » (sic), histoire de voir comment ils se reposent et se préparent. Ce lundi, on apprit ainsi que Jean-Louis Borloo était « fou de joie » rien qu’à regarder la mer depuis « un pédalo » ; qu’il ne prend qu’une semaine de vacances avant de sillonner la France pour « s’imprégner et s’enrichir de cette diversité française ». « Il n’y a rien qui repose plus que de voir des gens heureux », lâche l’ancien ministre avant de fredonner au micro le tube d’Yves Duteil, « Prendre un enfant par la main, nan nan nan nan… » Comme à chaque fois qu’il « voit un truc vraiment bien », assure-t-il. Eh bien, c’est pas un chanteur !
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