Escale à Shanghai
dans l’hebdo N° 1175 Acheter ce numéro
Je n’étais pas retourné en Chine depuis la mort de Mao. Il a fallu que ma belle-mère meure pour que j’y remette les pieds. C’est une histoire bizarre que je vais vous raconter. Ma belle-mère, donc, qui est japonaise, meurt. L’enterrement (entièrement bouddhiste, avec une pointe shintoïste cachée aux profanes, comme de juste) est fixé au mardi à 11 heures du matin. Manque de bol, le délai est extrêmement court. Ma femme était déjà sur place pour soigner sa mère malade. Je précise, comme le lecteur l’aura deviné, que ma femme est japonaise. Cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant, comme disait Talleyrand. Qu’est-ce que vient faire Talleyrand dans cette affaire ? Rien. Je veux simplement vous raconter comment je me suis retrouvé à Shanghai, le jour de la fête nationale chinoise, qui dure une semaine, alors que je n’étais plus allé en Chine depuis la mort de Mao (qu’il vive longtemps, très longtemps !). J’y suis retourné