Tentations centristes

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Pierre Moscovici, Ségolène Royal, Marisol Touraine et Laurent Fabius avaient
déjà souhaité, sans succès, que, dans un geste d’élégance, le PS renonce
à présenter un candidat face à François Bayrou afin de faciliter sa réélection
à l’Assemblée nationale. Dimanche, Vincent Peillon (photo) est allé beaucoup
plus loin. L’eurodéputé socialiste a appelé son camp à « ne pas rater »
la possibilité d’élargir aux centristes la future majorité présidentielle, voyant dans le vote de François Bayrou en faveur de François Hollande « une nouveauté politique considérable ». Avant de lancer, lyrique : « Sortons de la naphtaline, n’écrivons pas le XXIe siècle avec les partis du XXe, soyons capables de dépasser nos intérêts de boutique ! » À ce compte, le PS, né au XXe siècle, devrait
se dissoudre également. Pour l’exemple.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents