Faut-il boycotter l’Euro de foot ?
On peut protester contre les abus de pouvoir en Ukraine sans pour autant pénaliser les sportifs qui jouent pour l’Euro, estime Pascal Boniface. Pour Olivier Basille, il faut faire pression sur les instances sportives pour qu’elles n’organisent pas d’événements dans certains États.
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Il faut distinguer deux choses. Le fait de boycotter de façon sportive des jeux ne sert pas à grand-chose, sauf à pénaliser ceux qui boycottent, qui se sont qualifiés sur le terrain.
Pour l’Euro 2012, qui débute en Ukraine (et en Pologne), je ne vois pas pourquoi on demanderait cela aux sportifs quand les entreprises ou les États n’ont pas retiré leurs ambassades ou leurs installations en Ukraine. Et pourquoi les équipes nationales qualifiées devraient-elles ne pas aller jouer en Ukraine, alors que, la compétition étant également organisée en Pologne, celle-ci, qui n’est coupable de rien dans l’affaire, serait la victime indirecte d’une telle décision ? On ne demande pas non plus aux intellectuels de ne plus se rendre en Ukraine pour y faire des conférences. Cela n’a donc pas de sens de le demander à des sportifs. En revanche, que des responsables politiques décident ouvertement de ne pas aller en Ukraine pour envoyer un message, non pas à la compétition, mais aux responsables ukrainiens, c’est différent. Et je pense qu’il est temps de leur adresser ce message ! Il y a eu d’autres exemples dans le passé. En 1978, pour la Coupe du monde de football organisée en Argentine, en pleine dictature militaire, certains avaient demandé que les équipes nationales n’y aillent pas. Mais, à l’époque, l’opposition à la dictature militaire argentine, y compris l’opposition armée
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