Faut-il réformer la politique familiale ?
Bertrand Fragonard propose de moduler les allocations familiales selon les revenus pour plus d’égalité. Christiane Marty défend, elle, le caractère égalitaire de cette prestation et plaide pour une refonte du quotient familial.
dans l’hebdo N° 1249 Acheter ce numéro
Le rapport que j’ai eu l’honneur de remettre au Premier ministre avait principalement deux objectifs. Le premier portait sur les progrès possibles pour améliorer notre système de prestations familiales. Le second concernait le comblement du déficit de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Au titre du premier objectif, nous avons fait des propositions « de progrès » qui supposent de mobiliser de l’argent, et donc de dépenser davantage. En particulier en faveur des familles les plus modestes : les familles monoparentales, en proposant une augmentation de 25 % des prestations qui leur sont attribuées ; les familles nombreuses modestes, dont on augmenterait de 50 % une des prestations qu’elles perçoivent. Enfin, nous voulons poursuivre le développement de la politique en matière de modes de garde des enfants, en particulier les crèches. Par ailleurs, nous sommes en déficit et le Premier ministre a souhaité que nous étudiions comment le résorber. Ce déficit est la somme de l’investissement, d’une part, que seraient les propositions « de -progrès » évoquées et, d’autre part, du « trou » dans le budget déjà existant. C’est ce qui constitue le besoin de financement, qui est évalué, à l’horizon 2016, à un peu plus de 2,1 milliards d’euros. Notre rapport a donc étudié différents scénarios pour atteindre cette somme d’économies à réaliser.
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