Le sursaut des godillots

Quatre-vingts députés ont réclamé d’être entendus et associés aux décisions du gouvernement.

Michel Soudais  • 9 avril 2014 abonné·es

Rien ne sera plus comme avant. En votant mardi la confiance au gouvernement de Manuel Valls, près d’un quart des députés socialistes se raccrochaient à l’espoir que les parlementaires seraient enfin écoutés, consultés, entendus. « L’époque où, même en désaccord, on était amenés par solidarité ou discipline à voter les textes est révolue », a déclaré le député Jean-Marc Germain au quotidien l’Opinion. Époux d’Anne Hidalgo, ce député des Hauts-de-Seine doit l’essentiel de sa carrière politique à Martine Aubry, dont il a été le directeur de cabinet quand elle était à la fois présidente de Lille Métropole et première secrétaire du PS, et il ne passe pas pour un agitateur. L’an dernier, c’est lui qui rapportait le projet de loi dit « de sécurisation de l’emploi », lequel traduisait l’accord national interprofessionnel (ANI), très décrié à gauche. Jean-Marc Germain figurait

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes