Hamon-Mélenchon : irréconciliables ?
Après trois semaines de suspense, les deux candidats sont désormais officiellement adversaires. Mais l’histoire n’est peut-être pas encore finie.
dans l’hebdo N° 1442 Acheter ce numéro

Un divorce avant même les fiançailles. Après une semaine d’un éprouvant « je t’aime, moi non plus » par médias interposés, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont fini par se tourner le dos. Le premier déclarant qu’il refusait de « [s’]accrocher à un corbillard ». Le second, qu’il « ne courrai[t] pas après Jean-Luc Mélenchon ».
Lundi matin, Libération se chargeait de rédiger l’acte de décès du rassemblement : « Hamon-Mélenchon : “C’est mort” ». Et chacune des parties s’évertuait à raconter, à sa manière, le film de ce vendredi 17 février où tout aurait basculé. Point de vue de Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon : « Benoît a appelé Jean-Luc de Lisbonne [où il était, ironie du sort, en déplacement d’observation d’un gouvernement de la gauche plurielle, NDLR], et l’échange a été très sympa. Et puis, deux heures après, on ne sait pas pourquoi, Jean-Luc a fait sa sortie sur le “corbillard”. C’était terminé. » Point de vue d’Alexis Corbière, proche de Jean-Luc Mélenchon : « On a proposé une rencontre, on a envoyé une lettre pour ouvrir les discussions, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se sont parlé au téléphone, et puis, patatras… On s’est fait traiter de diviseurs et Hamon a refermé la porte. »
Fini, donc, les atermoiements et les jeux de dupes. L’espoir aussi s’est envolé. Les électeurs de la primaire organisée par le PS, qui voyaient dans l’union du PS et de Mélenchon la seule manière d’arriver au second tour de la présidentielle [1], en sont pour leur frais. Tout comme le socialiste Gérard Filoche, qui, après avoir pendant
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