Un mot pour tous

Les Ogres de Barback et Les Hurlements d’Léo rejouent Un air, deux familles, dans l’allégresse.

En quinze ans et des poussières, la famille s’est agrandie. Les Ogres ont fait des ogrillons, les Hurlements peut-être aussi. Pas mal de route et autant de disques. Et puis l’envie les a saisis de se retrouver sous Latcho Drom, comme en 2002. Cela ne rajeunit pas ceux qui ont découvert ce chapiteau mutualisé un soir d’hiver très froid où l’énergie punk et guinguette cuivrée des Hurlements d’Leo venaient encanailler les Ogres timides, qui murmuraient des chansons tristes aux contrechants de cabaret volontiers tzigane avec les yeux mouillants. Les voix ont pris de la bouteille et de la profondeur : « Tes souvenirs/Sont comme les miens… » (« Mytho »). Dans le public aussi : Un air deux familles, la suite, a été enregistré live cet hiver lors d’une tournée qui reprend en juillet. Le côté revival est assumé jusqu’à l’ivresse : reprendre le « laïlaïlaï » de « Grand-mère », avec ses anarchistes et ses trapézistes, seul ou en concert, c’est plus qu’une madeleine, comme une potion magique. « On ne revient pas quinze ans après pour qu’ce soit mou du g’nou ! »

Il reste 61% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents