Logement : Le gouvernement allège les charges de l’État

Cette semaine, c’est la politique du logement qui a connu les assauts coordonnés de la Macronie.

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Cette semaine en Macronie, c’est la politique du logement qui a connu les assauts coordonnés des ministres, avec le cocktail habituel de déréglementation et de désengagement de l’État. Décidément imaginatif, le gouvernement impose une baisse de 50 à 60 euros des allocations logement (APL) pour les locataires de HLM, qui devra être entièrement répercutée sur le prix des loyers. « Pas un euro ne manquera aux locataires », trompette Julien Denormandie, secrétaire d’État à la cohésion des territoires, sur RTL. Charge aux bailleurs sociaux de trouver la somme (entre 1,5 et 3 milliards d’euros) sur leurs budgets déjà à l’os. Autre trouvaille : pour estomper la contraction prévisible de l’offre de logement social, le gouvernement propose d’examiner tous les six ans la situation des locataires HLM pour que ceux qui dépassent le plafond de ressources quittent le logement, et pour vérifier l’adéquation entre la taille du logement et la composition familiale.

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Le gouvernement annonce aussi une réduction des incitations fiscales à la pierre et, dans la droite ligne de sa politique fiscale calibrée pour les plus riches, un doublement de l’impôt sur les plans d’épargne logement (PEL), l’épargne des classes moyennes. Les PEL ouverts à partir de 2018 seront taxés à 30 %. Une mesure qui doit « réorienter l’épargne française vers l’économie productive », selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Autrement dit, inciter les Français à placer leur argent sur des titres plus risqués, ou plus spéculatifs, c’est selon. Le gouvernement compte sur l’investissement privé pour compenser le désarmement de sa politique du logement. Un abaissement des normes sociales et environnementales doit faciliter les investissements privés. Ou spéculatifs, c’est selon.


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