Le renouveau de « La Marseillaise »

Le quotidien du Sud repart avec une nouvelle formule, en même temps qu’il sort de son redressement judiciaire.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Soulagement et reconquête. La Marseillaise va mieux. Placé en redressement judiciaire en novembre 2016, le quotidien du Sud, créé en 1943, devrait voir enfin le bout du tunnel aujourd’hui après des années d’attente et de difficultés financières. Le plan proposé par la direction a été reçu très favorablement par le procureur du tribunal de commerce de Marseille. Sa volonté manifeste « de mettre en œuvre le plan de continuation est un signal positif », a confié à L’Humanité Alain Hayot, président de la société des Éditions des Fédérés, propriétaire du titre.

Le plan prévoit 36 licenciements (au lieu des 44 au départ) sur les 85 salariés. Le groupe publicitaire Media et le groupe immobilier Quartus ont prévu d'injecter 1,3 million d'euros d'argent frais dans le journal. La dette actuelle du journal s'élève à 4 millions d'euros. Le journal, version papier, ne sera plus distribué dans le Vaucluse, le Gard et l’Hérault, mais un hebdomadaire de proximité continuera de paraître dans ces deux derniers départements. « Le retour à la proximité devient pour nous un impératif », a poursuivi Alain Hayot, se félicitant de cette sortie « du temps judiciaire ».

Preuve de sa combattivité, le titre régional a choisi ce moment pour lancer une nouvelle formule, plus dynamique et rajeunie. Une nouvelle formule qui sort aujourd’hui avec une enquête exclusive sur la jeunesse marseillaise et son rapport à la cité phocéenne – une enquête où l’on apprend que 67 % des 18/30 ans sont prêts à quitter leur ville.

© Politis


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.