Franck Riester, un passionné d’audiovisuel à la Culture et à la Communication

Le nouveau ministre installé rue de Valois a déjà devant lui la réforme de l’audiovisuel public.

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Fin de partie pour Françoise Nyssen. C’est donc Franck Riester qui succède à l’éditrice. Un pur politique, enfant de l’UMP, en rupture avec la droitisation de son parti sous l’influence de Patrick Buisson, cofondateur, en 2017, du parti Agir, classé du côté de la droite modéré. Riester, c’est aussi un proche de Bruno Le Maire. Spécialiste de l’audiovisuel public (il a été membre de la commission Copé sur l’audiovisuel public entre 2008 et 2009), il a été membre de la commission des Affaires culturelles, rapporteur des projets de loi Hadopi 1 et 2 sur la propriété intellectuelle (sous la mandature de Nicolas Sarkozy).

Cette nomination intervient au moment où la réforme de l’audiovisuel public est en plein chantier (rappelons que l’audiovisuel public représente 70 % environ du budget du ministère). Une réforme annoncée pour la rentrée 2019, laquelle prévoit un sacré coup de rabot sur le budget du service public, touchant principalement France Télévisions qui doit faire 180 millions d’euros d’économie. Au programme encore, et notamment, le passage de France 4 en numérique, la suppression de France O…

On connaît certaines positions du nouveau ministre : Riester s’est prononcé pour une contribution universelle, au-delà donc de la possession d’un simple poste de télévision, la suppression de toutes formes de publicité sur le service public (à l’exception du parrainage sportif), pour un rapprochement des rédactions entre France Télés, Radio France et France Médias Monde, soit une BBC à la française, pour des PDG de l’audiovisuel public nommés par leur propre conseil d’administration (donc ni par l’Élysée, ni par le CSA) et pour une gouvernance unique. Des idées guère éloignées de celles annoncées par Françoise Nyssen. On peut se demander quelle sera sa touche personnelle, sachant que sur ce dossier, c’est bien l’Élysée qui pilote la réforme.


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