Les bobards du dimanche

Si « on » ne croit plus l’équipe gouvernementale, ce n’est pas par scepticisme pathologique.

Interviewé – avec la déférence, savamment mélangée de plusieurs volumes de complaisance, qui est devenue, au fil des ans, la marque de fabrique de cet hebdomadaire – par trois journalistes (1) du Journal du dimanche (JDD) qui lui demandent – sans rire – « pourquoi » les appels au calme lancés par son gouvernement après l’incendie, le 26 septembre, de l’usine Lubrizol n’ont « pas suffi à rassurer les Rouennais », Édouard Philippe leur fait cette réponse : « Nous vivons une époque curieuse où la parole publique, comme celle des experts, est mise en cause. Aujourd’hui, lorsque vous êtes aux responsabilités, on ne vous croit pas, on vous juge illégitime. En démocratie, ça devrait être le contraire ! »

Ici, le Premier ministre fait donc ce que font souvent les ministres (et autres acolytes) d’Emmanuel Macron (2) : il confectionne un mensonge par omission qui lui permet, selon un procédé solidement éprouvé, d’imputer à ses administré·e·s une responsabilité qui est en réalité la sienne propre – et celle de ses collaborateurs.

Il reste 71% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents