« Nos défaites », de Jean-Gabriel Périot : une jeunesse française

Dans Nos défaites, Jean-Gabriel Périot montre des lycéens dénués de culture politique mais aptes à se mobiliser le moment venu.

Il y a beaucoup de points de rencontre ces temps-ci entre les documentaires qui sortent en salle. On voyait dans Nous le peuple des lycéens de Sarcelles rétifs à la virulence des mots employés par des détenus et des habitants d’une cité poussés, quant à eux, par l’urgence (lire Politis du 19 septembre 2019). Aujourd’hui, dans Nos défaites, de Jean-Gabriel Périot, on fait la connaissance d’une classe de première à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. C’est, là aussi, l’absence de conscience citoyenne et la docilité de ces lycéens qui, dans un premier temps, ­impressionnent.

Jean-Gabriel Périot, dont on connaît l’inclination pour un cinéma politique, réalisateur notamment d’Une jeunesse allemande sur la Fraction armée rouge, a demandé à ces élèves de (re)jouer des scènes de films militants des années 1968-1970. C’est, par exemple, la séquence célèbre de l’ouvrière refusant de reprendre le travail à l’usine Wonder ou un monologue de La Chinoise, de Godard, ces extraits ayant été sélectionnés avec eux. Néophytes, les lycéens se révèlent des acteurs convaincants.

Parallèlement, le réalisateur a interrogé ces jeunes sur la signification de ces séquences et plus particulièrement sur les notions qui sont passées par leur bouche : « grève », « syndicat », « exploitation », « capitalisme »… Leurs réponses témoignent d’une culture politique pour le moins parcellaire.

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