L’abstention, vainqueur inquiétant

Les enseignements pour la suite sont à relativiser avec ce scrutin massivement boudé et qui concernait surtout les grandes villes.

Michel Soudais  • 1 juillet 2020 abonné·es
L’abstention, vainqueur inquiétant
© FREDERICK FLORIN / AFP

Au-delà des résultats, dont on peut se féliciter, le cru 2020 des élections municipales restera comme une tache sombre dans l’histoire de notre démocratie. Trois mois après un premier tour déjà bouleversé par la crise du Covid-19, le second round a été marqué par un taux de participation en berne : 41,6 % contre 62,1 % en 2014. Malgré des précautions sanitaires exceptionnelles et le reflux de l’épidémie, une large majorité des 16,5 millions d’électeurs appelés à voter dans 4 820 communes ont boudé les isoloirs. Cette abstention inédite dans l’histoire des municipales, scrutin de proximité s’il en est, s’inscrit certes dans le contexte d’une crise sanitaire sans précédent, qui a quasiment empêché les candidats de faire campagne, trois mois après un premier tour déjà

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Politique
Temps de lecture : 4 minutes