Aux origines des contre-révolutions néolibérales

Dans un essai passionnant, quatre auteurs racontent comment, à partir des années 1930, les règles économiques furent mises au service des dominants. Quitte à pactiser avec des dictatures.

Olivier Doubre  • 7 avril 2021 abonné·es
Aux origines des contre-révolutions néolibérales
Occupation d’une usine en France en mai-juin 1936.
© AFP

Ce livre magistral est l’histoire d’une défaite. De notre défaite. Nous, les travailleurs, ouvriers, cadres, employés… Tous ceux qui n’appartiennent pas à l’élite capitaliste mondialisée. Les quatre auteurs de cet essai extrêmement clair et efficace reprennent la genèse du projet néolibéral à partir des années 1930, en soulignant combien ses concepteurs ont toujours pensé en termes de stratégie pour faire gagner leurs idées (pourtant néfastes au plus grand nombre).

Tout commence après la crise de 1929. Les libéraux néoclassiques, héritiers de David Ricardo ou d’Adam Smith, ne juraient alors que par le « laisser-faire », ne voyant dans l’État qu’un bâton dans la roue d’un marché souhaité par eux, avec sa fameuse « main invisible », totalement libre. À l’évidence, après des crises

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Ce que l’intelligence artificielle fait au langage humain
Analyse 24 juillet 2026 libéré

Ce que l’intelligence artificielle fait au langage humain

Les grands modèles de langage produisent des textes toujours plus convaincants à mesure que nous les entraînons. Une puissance d’imitation qui conduit à réinterroger les critères qui fondent la valeur du langage et ce qui fait sa créativité.
Par Juliette Heinzlef
« L’IA générative crée une aliénation langagière et idéologique »
Entretien 24 juillet 2026 libéré

« L’IA générative crée une aliénation langagière et idéologique »

Le linguiste François Rastier observe les effets des chatbots sur les humains. Chute de la diversité linguistique, risque populiste, amplification de la désinformation… Il déplore l’absence de cadrage juridique et appelle à promouvoir le « fait humain », comme on le fait par exemple pour le bio.
Par Juliette Heinzlef
Le jeu vidéo, une bonne partie d’utopie
Analyse 23 juillet 2026 abonné·es

Le jeu vidéo, une bonne partie d’utopie

Qu’il s’agisse de collecter les déchets d’une nature postapocalyptique ou d’incarner un agent de douane dans une dictature fictive, l’espace vidéoludique s’apparente, au-delà du divertissement, à un terrain d’expérimentation politique.
Par Juliette Heinzlef
Zidane, sociologie d’un génie
Essai 22 juillet 2026

Zidane, sociologie d’un génie

Stéphane Beaud a choisi le footballeur – sélectionneur pressenti de l’équipe de France masculine de football – comme objet d’étude, depuis ses origines familiales immigrées jusqu’à cette figure de prodige du ballon rond.  
Par Olivier Doubre