« Solo », d’Artemio Benki : Concerto en seul majeur

Le beau documentaire Solo, d’Artemio Benki, est centré sur un pianiste argentin sujet à des troubles psychiatriques.

Documentariste français, également producteur et distributeur, Artemio Benki – qui vivait à Prague depuis les années 1990 – est mort en avril 2020, à l’âge de 53 ans. Présenté au festival de Cannes 2019, dans la toujours stimulante sélection de l’Acid, son ultime long métrage en tant que réalisateur, Solo, sort seulement maintenant en salle.

Le film prend d’abord pour cadre El Borda, vaste hôpital psychiatrique de Buenos Aires (le plus grand d’Argentine), qui s’étend sur 20 hectares. À l’intérieur de cette ville dans la ville, Artemio Benki se concentre en particulier sur Martín Perino, un homme dans la trentaine, à la stature imposante et au visage placide, orné de fines lunettes rectangulaires. Pianiste et compositeur, celui-ci a demandé à être interné à la suite d’une dépression dont il a été victime durant la conception de sa première œuvre musicale. Diagnostiqué schizophrène paranoïaque, il va rester près de quatre ans à El Borda.

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