La gauche en meilleure posture qu’en 2017

En cas de rassemblement des forces, l’objectif d’imposer une cohabitation n’est pas inatteignable.

Michel Soudais  et  Maxime Sirvins  • 27 avril 2022
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La gauche en meilleure posture qu’en 2017

Et si la gauche imposait à Emmanuel Macron une cohabitation ? Jean-Luc Mélenchon, en proposant aux électeurs de l’élire Premier ministre lors des élections législatives des 12 et 19 juin prochains, a tracé cette perspective mobilisatrice. Non sans avoir préalablement ouvert la porte à des négociations avec EELV, le PCF et le NPA pour aborder ce scrutin rassemblés. À cette condition, l’objectif n’est pas inatteignable. Les gauches, toutes tendances confondues – ce qui inclut aussi bien les écologistes que les candidatures de Lutte ouvrière (LO) et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) –, totalisaient, le 10 avril, 31,94 % des suffrages exprimés, contre 27,67 % cinq ans auparavant. Une progression de plus de 4 points, principalement attribuable au candidat de l’Union populaire, qui progresse de 2,37 points, alors qu’en 2017 il avait le soutien du PCF, dont le candidat vient d’obtenir 2,28 %, quand les scores cumulés de Yannick Jadot et d’Anne Hidalgo (6,38 %) retrouvent à deux centièmes près celui de Benoît Hamon (6,36 %). Résultat : la gauche, au-dessus de 50 % dans 4 circonscriptions seulement en 2017, a passé cette barre le 10 avril dans 37 circonscriptions. Dont 13 à plus de 60 %. Elle totalise aussi entre 40 % et 50 % dans 60 circonscriptions (28 en 2017), et entre 30 % et 40 % dans 172 circonscriptions (160 en 2017). C’est sur la base de ces données électorales, autant que sur des points de programme, que se déroulent les discussions actuelles entre les partis de gauche et de l’écologie en vue de constituer une alliance susceptible d’enclencher dans l’électorat une dynamique d’union. Un élargissement qui affiche sa vocation majoritaire.

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