Antifascisme : le Conseil d’État confirme la dissolution de la Jeune Garde

Mise à jour le 30 avril 2026
Le Conseil d’État a rejeté ce 30 avril 2026 le recours formé par la Jeune Garde antifasciste contre sa dissolution, prononcée en conseil des ministres. « Le Conseil d’État juge aujourd’hui que la dissolution de ce groupement de fait décidée par le Gouvernement est adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public » indique l’instance. Cette dissolution « ne présente pas un grand enjeu aujourd’hui, puisque la Jeune Garde ne peut, de toute façon, plus continuer ses activités, étant donné le climat de haine qui s’est déclenché contre ses membres » a souligné à BFMTV Paul Mathonnet, l’avocat du groupe antifasciste.
Première publication le 17 juin 2025
En conseil des ministres, le gouvernement a prononcé la dissolution de deux organisations, jeudi 12 juin : Lyon populaire, un groupuscule d’extrême droite, et la Jeune Garde antifasciste. Dans un même tweet, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’est réjoui de cette double décision, plaçant ainsi les deux organisations sur un pied d’égalité. Une mise en équivalence vivement dénoncée par Raphaël Arnault, député insoumis du Vaucluse et cofondateur de la Jeune Garde. Il fustige le « tournant autoritaire » du gouvernement et annonce un recours devant le Conseil d’État pour tenter de faire annuler la décision.
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