« À quoi rime le cinéma si on n’y déconstruit pas nos pratiques ? »
Avec Dao, le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis signe un film liant la France et la Guinée-Bissau, l’héritage et le présent, l’anticolonialisme et le sens de la cérémonie. Une œuvre offrant au spectateur la possibilité de renouveler son regard.
dans l’hebdo N° 1912 Acheter ce numéro

© Jour2fête distribution / Les Films du Worso
On fait connaissance avec Gloria (Katy Correa) et Nour (D’Johé Kouadio) durant des séances de casting. Celles-ci donnent une bonne idée de la configuration de Dao qui se situe à nombre de croisements : en l’occurrence entre actrices non professionnelles (la première) et professionnelles (la seconde). Mais aussi entre improvisation et fiction, entre France et Guinée-Bissau, entre le mariage de Nour et la cérémonie mortuaire du père défunt de Gloria…
Dao, assurément non-conformiste, anticolonialiste dans son propos et sa forme même, est un film de fulgurances et de fusions entre plusieurs cultures et différentes croyances. Alain Gomis, grand amateur de la musique des clartés profondes de
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