« À quoi rime le cinéma si on n’y déconstruit pas nos pratiques ? »

Avec Dao, le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis signe un film liant la France et la Guinée-Bissau, l’héritage et le présent, l’anticolonialisme et le sens de la cérémonie. Une œuvre offrant au spectateur la possibilité de renouveler son regard.

Christophe Kantcheff  • 28 avril 2026 abonné·es
« À quoi rime le cinéma si on n’y déconstruit pas nos pratiques ? »
Dans « Dao », le mariage de Nour (D’Johé Kouadio) en banlieue parisienne alterne avec les funérailles de son grand-père en Guinée-Bissau, deux traditions vécues dans leur modernité.
© Jour2fête distribution / Les Films du Worso

On fait connaissance avec Gloria (Katy ­Correa) et Nour (D’Johé Kouadio) durant des séances de casting. Celles-ci donnent une bonne idée de la configuration de Dao qui se situe à nombre de croisements : en l’occurrence entre actrices non professionnelles (la première) et professionnelles (la seconde). Mais aussi entre improvisation et fiction, entre France et Guinée-Bissau, entre le mariage de Nour et la cérémonie mortuaire du père défunt de Gloria…

Dao, assurément non-conformiste, anticolonialiste dans son propos et sa forme même, est un film de fulgurances et de fusions entre plusieurs cultures et différentes croyances. Alain Gomis, grand amateur de la musique des clartés profondes de

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Cinéma
Temps de lecture : 13 minutes