Les mouvements citoyens ne lézardent pas face aux bétonneurs

Derrière de nombreux projets responsables de l’artificialisation des sols, il y a la filière du béton, puissante et omniprésente. Malgré les risques de répression, les citoyen·nes continuent de se mobiliser pour préserver les terres agricoles et naturelles.

Vanina Delmas  • 20 mai 2026 abonné·es
Les mouvements citoyens ne lézardent pas face aux bétonneurs
Des activistes du mouvement Les Soulèvements de la Terre, à Paris, en avril 2026.
© Vincent Koebel / NurPhoto / AFP.

À Montreuil-au-Houlme, petit village de l’Orne, un projet de carrière de granulats attise la colère des habitant·es et défenseur·ses de l’environnement depuis près d’un an. Ce futur site d’exploitation de granit de 24 hectares, qui prévoit une production annuelle de 150 000 tonnes, a été autorisé par avis préfectoral en 2025. Il serait pourtant implanté sur des terres agricoles et sur une zone Natura 2000. « Ces zones préservées ne sont pas très répandues dans notre département rural, et les terres agricoles ciblées sont des limons profonds, très riches pour la commune ! », s’indigne Soizic Le Gratiet, une des porte-parole du collectif Stop carrière.

En France,

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