La santé n’a pas de prix
L’accès aux soins pour les plus démunis et l’universalité de la Sécurité sociale sont considérées comme irréalistes dans une économie libérale. Ce sont pourtant les principes fondateurs de la protection sociale.
dans l’hebdo N° 1032-1033 Acheter ce numéro
Elle n’est pas une entreprise , n’a pas de capital, ne génère pas de profits et n’a pas d’actionnaires… La Sécurité sociale n’est, pour l’instant, pas un marché. Elle n’est pas non plus une œuvre philanthropique, bien qu’elle soit sans but lucratif et sous contrôle de l’État. Surtout, elle représente un droit : celui, entre autres, d’être soigné, « d’être aidé, d’avoir accès à des conseils, à des mesures de prévention. Ce droit est une forme de reconnaissance de l’individu par la société, une façon de lui faire une place, au titre de la solidarité » , expliquait le sociologue et médecin Didier Fassin, dans un entretien à la revue Pratiques[^2]. Appliqués depuis des décennies, ces principes fondateurs ont été oubliés ces dernières années par les gouvernements, de droite comme de gauche, mais aussi par la plupart des grands médias. Il n’est jamais rappelé que
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