Comment l’anacoluthe a failli changer ma vie
Tous ces hiatus verbaux parsèment un peu de piquant linguistique dans mon esprit, mais pas de quoi bouleverser une existence. Pourtant, un jour…
Dans une précédente digression, « Mon stylo rouge mental » (voir Politis n° 1235), je vous avais parlé de la faute que je chéris entre toutes : l’anacoluthe, que mon Petit Robert définit comme une « rupture ou discontinuité dans la construction d’une phrase ». Ce qui me plaît particulièrement, dans les anacoluthes, c’est qu’elles comportent à la fois un sens évident (celui que leur auteur a voulu donner à sa phrase) et un sens absurde (celui découlant de la stricte réalité grammaticale). Et moi, ce qui me fait bicher, c’est de les envisager au pied de la lettre, histoire de mettre un brin de surréalisme dans ma vie trop cadrée. Et je m’amuse souvent puisqu’il en pleut à longueur de journaux télévisés, d’émissions de radio et d’articles dans la presse. C’est bon d’avoir