Et maintenant, « la guerre au terrorisme »
À peine apaisée l’émotion nationale, le gouvernement annonce un durcissement répressif. À droite, certains réclament un Patriot Act.
dans l’hebdo N° 1336 Acheter ce numéro

Les quelque quatre millions de personnes qui ont défilé dimanche en France pour la démocratie et la liberté d’expression revendiquaient-elles donc un sursaut sécuritaire ? C’est ce qu’interprète Claude Guéant (UMP), ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy : parmi les mesures à prendre, conséquence des attentats de la semaine dernière, il faudrait « une grande loi sur le renseignement » et la possibilité de prononcer la déchéance de la nationalité française. « Et des libertés peuvent être facilement abandonnées [^2] ». Le parti présidé par Nicolas Sarkozy est très rapidement monté au créneau pour réclamer un durcissement radical. Très actif, ce dernier estime notamment que les services de renseignement devraient pouvoir agir en dehors de toute procédure judiciaire [^3], car « la guerre a été déclarée à la France, à ses institutions, à la République, par des barbares ». Valérie Pécresse (UMP) lâche le terme qui résume le virage souhaité, réclamant via son compte twitter
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