Départementales. Glissement à droite : à qui la faute ?
La défaite électorale du PS au premier tour des départementales désavoue la politique du gouvernement. Les électeurs de gauche continuent de bouder les urnes, laissant le champ libre à l’UMP et au FN.
dans l’hebdo N° 1346 Acheter ce numéro

C’est mieux que si c’était pire. Une fois de plus, les partisans de François Hollande, qu’ils soient au gouvernement, membres du Parti socialiste ou de l’un de ses satellites, ont trouvé matière à se rassurer dès la fermeture des bureaux de vote. Même Benoît Hamon, sur le plateau de France 2, ne voyait pas cette fois ce qui pouvait conduire à interpréter ce scrutin comme une « sanction ». Il est vrai qu’une présentation particulièrement tendancieuse pouvait sauver les apparences, le temps d’une soirée (voir Un tripatouillage très politique). C’est pourtant une tout autre lecture qui se dégage de l’examen des résultats réels. Le total « gauche » (entendu dans toutes ses composantes) atteint tout juste 36,8 %, quasiment à égalité avec le total « droite » (36,6 %), ce qui signe, selon l’ancien député européen PS Olivier Duhamel, « le plus mauvais score de la gauche aux élections cantonales depuis 1945 ». En divisant la gauche avec sa politique, le gouvernement la met à son plus bas score. Selon
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