Va-t-on importer du gaz de schiste ?

Si la fracturation hydraulique est interdite en France, les hydrocarbures ainsi produits aux États-Unis ont le droit d’y pénétrer. Avec l’aval de l’Europe et des pouvoirs publics, la première livraison a eu lieu le 5 avril en Bretagne.

Maxime Combes  • 10 avril 2019 abonné·es
Va-t-on importer du gaz de schiste ?
© photo : Le JS Ineon Insight, premier méthanier transportant du gaz de schiste américain vers l’Europe, arrive en Écosse le 27 septembre 2016.crédit : Andy Buchanan/AFP

En obtenant l’interdiction de la fracturation hydraulique en 2011, les collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste ont écarté leur exploitation sur le territoire national. Mais pas son importation. Sous l’impulsion des multinationales françaises, encouragées par la Commission européenne et les pouvoirs publics, le gaz de schiste américain, à l’impact écologique, sanitaire et climatique désastreux, arrive en France.

Information révélée par l’Observatoire des multinationales (1), le méthanier Oak Spirit, sous pavillon des Bahamas, a accosté le 5 avril au port de Montoir-de-Bretagne, près de Nantes, débarquant l’une des toutes premières livraisons de gaz de schiste ­états-unien. Selon les données rendues publiques par l’agence américaine d’information sur l’énergie, les exportations de gaz des États-Unis vers la France ont débuté en octobre 2018, et en 2017 pour d’autres pays européens.

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Écologie
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