Briseuses de clichés
Alors que « Persepolis » sort sur les écrans, le Festival de La Rochelle invite des cinéastes iraniennes à présenter leurs œuvres. Deux d’entre elles, Sepideh Farsi et Maryam Khakipour, racontent leur parcours.
Article paru
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C'est ce qu'on appelle les hasards de l'actualité. Au moment où Persepolis , de Marjane Satrapi, sort sur les écrans, le Festival du Film de La Rochelle invite, pour sa 35e édition, des cinéastes iraniennes à venir présenter leurs oeuvres et à en discuter avec le public. Un hasard de l'actualité ? Peut-être pas tant que cela. Cette visibilité des cinéastes témoigne de l'élargissement des possibilités pour les Iraniennes, quel que soit le lieu où elles vivent : dans leur pays, contrairement à ce que l'on pourrait croire en Occident, ou en exil, comme Sepideh Farsi et Maryam Khakipour, qui se sont installées à Paris alors qu'elles étaient étudiantes, au début des années 1980, quand la guerre avec l'Irak battait son plein et la révolution islamique était la plus dure. La révolution dite culturelle avait été déclenchée, dont l'une des conséquences fut la fermeture de toutes les universités. Difficile d'imaginer là un avenir.
L'intention de Sepideh Farsi était d'abord de rejoindre les États-Unis. Mais le visa demandé à partir de la France lui fut refusé. Qu'à cela ne tienne. Paris l'avait déjà séduite. Notamment parce qu'il est possible d'y voir tous les cinémas du monde. Si
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