Des promesses, et après ?

Après plus de trois mois de travail, le Grenelle de l’environnement arrive à sa conclusion, mais les « grands programmes » promis sont renvoyés au 15 décembre. Le point sur ses avancées et sur ses reculades.

Patrick Piro  • 25 octobre 2007 abonné·es
Des promesses, et après ?

Pompeusement annoncé par le gouvernement comme une « révolution écologique » à la française, le Grenelle de l'environnement, promis par le candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle, s'achève après deux journées de « table ronde » (24 et 25 octobre) avec une déclaration du Président. Ultime arbitre d'un processus qui aura mobilisé pendant plus de trois mois des centaines de représentants d'associations, de l'État, du patronat, des syndicats et des collectivités locales, il doit prendre acte des grands axes dégagés par ces discussions finales ­ climat et énergie, biodiversité, santé environnementale, pratiques agricoles, déchets, gouvernance écologique, etc.

Au centre, J.-L. Borloo et N. Kosciusko-Morizet. AFP

Que l'on soit dupe ou non de la réelle conviction du gouvernement, le Grenelle de l'environnement aura marqué les esprits comme une nouveauté méthodologique, recyclant, quarante ans plus tard, les fameux « accords de Grenelle » de 1968, qui tentèrent, en vain, de sortir la France du marasme de la grève générale. Au point que les appels à « Grenelle » se multiplient ! Le haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, lance le sien sur l'insertion les 23 et 24 novembre, les pharmaciens en veulent un pour la santé, le président du Parti radical de gauche pour les retraites, etc. Pourtant, à l'heure de sa conclusion officielle, le Grenelle de l'environnement n'est encore qu'un catalogue d'annonces. À quoi aura-t-il servi ?

Ce qui a progressé

Après une campagne électorale marquée par l'émergence des questions d'écologie, le Grenelle a pris le relais,

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Écologie
Temps de lecture : 6 minutes

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