Le Kosovo rongé par les pollutions

Depuis neuf ans, l’administration des Nations unies et l’Europe n’ont ni réussi ni même tenté de résoudre les problèmes d’environnement qui tuent des Kosovars et détruisent les milieux naturels. Reportage.

Claude-Marie Vadrot  • 4 septembre 2008 abonné·es

Entre les rivières noirâtres ou couvertes de plastique, les amoncellements hallucinants de vieilles voitures, les ordures rarement ramassées, la terre agricole rongée par les constructions anarchiques, les installations industrielles abandonnées, les importations illégales de produits toxiques, les coupes sauvages de bois dans les réserves et parcs qui ne sont protégés que sur le papier, l’écologiste a de quoi s’alarmer quand il parcourt les 10 800 kilomètres carrés du Kosovo. Surtout quand il revient tous les soirs dans la capitale, Pristina, régulièrement recouverte d’un nuage de pollution émis par les deux centrales thermiques qui, à quelques kilomètres, produisent, tant bien que mal, l’électricité pour l’ensemble du pays en intoxiquant aussi lentement que sûrement les 500 000 habitants de Pristina. Tout comme sont intoxiqués les 20 000 habitants d’Obiliq, ce faubourg de la capitale, exposés en permanence à la poussière jaune et grise des centrales.

Les centrales thermiques polluent en permanence Pristina et ses environs. Claude-Marie Vadrot

Dans les cheminées de Kosovo A et B, d’une puissance totale de 1 500 mégawatts, brûle en permanence un lignite extrait sur place. Un mauvais

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Écologie
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