«Nous, Princesses de Clèves» : des filles de l’être

Dans Nous, Princesses de Clèves , un documentaire de Régis Sauder, des adolescents défavorisés évoquent leurs manques et leurs espoirs à travers un grand roman de la littérature française.

Christophe Kantcheff  • 31 mars 2011 abonné·es
«Nous, Princesses de Clèves» : des filles de l’être
© Photo : Shellac

« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. » Dans cette phrase inaugurale de la Princesse de Clèves , se manifestent d’emblée l’esprit et la langue du Grand Siècle. C’est pourtant cette œuvre, considérée comme le premier roman moderne de la littérature française, qu’une professeure de français du lycée Denis-Diderot, situé en ZEP dans les quartiers nord de Marseille, a donné à étudier à sa classe de première, et ce malgré « l’exigence de ce texte » , comme elle le dit dès le générique. Aurore, Cadiatou, Abou, Manel, Mona, Albert, Wafa,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 7 minutes