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Le premier s’appelle Albert Camus, il a 33 ans, son aura est déjà grande ; le second, Michel Vinaver , il a 19 ans et aborde l’auteur de l’Étranger, en 1946, à la fin d’une de ses conférences, comme beaucoup d’autres jeunes apprentis écrivains l’ont fait. Le courant passe entre les deux, qui se mettent à s’écrire. Les éditions de l’Arche font paraître ces jours-ci leur correspondance entre 1946 et 1957, sous le titre : S’engager ? (avec des notes passionnantes qui expliquent le contexte et d’autres documents, 156 p., 16,25 euros). L’époque somme les écrivains de se déterminer sur leur volonté d’agir sur le monde, Sartre donnant le ton. On trouve dans cette correspondance quelques beaux passages sur la question.

Mais, en réalité, l’essentiel de ce qu’elle dévoile est ailleurs. Elle témoigne d’abord de la générosité de Camus, pourtant peu disponible – ses lettres sont moins nombreuses –, envers un jeune Vinaver aux propos impressionnants, dont, bientôt, le premier manuscrit convainc absolument son aîné. Celui-ci l’aide à publier chez son éditeur, Gallimard. Malgré sa notoriété, Albert Camus fait preuve d’une belle capacité d’attention à l’autre. Une amitié naît. Elle aussi est remarquable. Car le plus extraordinaire dans ces échanges, c’est la liberté de ton et de critique dont usent les deux hommes.

Michel Vinaver, en particulier, devenu lui-même dramaturge, explique à Camus en quoi les Justes ne lui semble pas à la hauteur de ses œuvres précédentes. Le sentiment qui les lie est si fort qu’ils peuvent s’autoriser la plus grande franchise. Camus, sur un autre sujet : « J’ai trop d’estime pour votre caractère et votre qualité pour ne pas deviner que mon attitude est à vos yeux bien claire, quitte à vous décevoir, s’il le faut. Dans tous les cas, vous aurez ma fidèle amitié. » Ces quatre mots, « dans tous les cas », sont admirables.


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