Mon bahut va craquer

Au lycée professionnel Théophile-Gautier, dans le XIIe arrondissement parisien, les violences se multiplient. Les enseignants ont arrêté le travail et mettent en cause le manque de moyens.

Pauline Graulle  • 4 octobre 2012 abonné·es

Lundi 1er octobre, 9 h 30. Devant l’entrée du lycée Théophile-Gautier, les élèves ont trouvé porte close. Dix jours que cela dure. À l’intérieur, une trentaine de profs (sur environ quarante) ont, ce matin encore, voté en assemblée générale la suspension des cours pour faire valoir leur droit de retrait. Ce droit pour les salariés « face à un danger grave, imminent et inévitable » d’arrêter leur activité tout en conservant leur salaire. C’est que derrière les murs tranquilles de ce lycée professionnel parisien, à deux pas de la « Bastoche », la violence gronde. Début septembre, un élève, déjà connu pour des « problèmes psychologiques », a sauté à la

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Société
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