Marie-Pierre Vieu : « Notre camp, c’est la gauche »

Conscients que le PS veut réduire leur influence, les communistes ne s’imaginent pas un avenir hors du Front de gauche. Rencontre avec Marie-Pierre Vieu.

Michel Soudais  • 7 février 2013 abonné·es

Le 36e congrès du PCF s’ouvre ce jeudi à Aubervilliers. Il va conforter l’engagement des communistes dans le Front de gauche, explique Marie-Pierre Vieu, membre du collège exécutif du Parti communiste.

Ce congrès paraît moins passionné que les précédents, serait-il dénué d’enjeux ?

Marie-Pierre Vieu : Effectivement, il n’y a pas de combats internes « acharnés ». Il n’en est pas moins un congrès extrêmement important : le PS, désormais aux affaires, assume une ligne sociale-libérale ; les communistes et le Front de gauche, restés hors majorité gouvernementale, ont un rôle central à jouer, entendant obliger la gauche à tenir son rôle historique. Notre dernier congrès, fin 2008, portait sur la décision de nous engager dans une stratégie des fronts, et sur les transformations du parti. Avec d’autres, j’y avais porté l’idée de « métamorphose » du PCF, c’est-à-dire la construction d’une nouvelle fonction communiste. Depuis, il y a eu les départs de camarades dont je me sentais proche, aujourd’hui présents dans la Fase ; l’engagement du PCF dans le Front de gauche, l’élection de Pierre Laurent ; la présidentielle, les quatre millions de voix de Jean-Luc Mélenchon ; puis les législatives… Tout cela a conduit les communistes à

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« L’ère Macron a été traumatisante pour la société française »
Emmanuel Macron 21 avril 2026 abonné·es

« L’ère Macron a été traumatisante pour la société française »

Dans leur livre, le sociologue Marc Joly et le journaliste spécialiste de l’évasion fiscale Christian Savestre enquêtent sur une pratique du pouvoir caractéristique du macronisme et d’une certaine classe dirigeante : le déni pervers.
Par Céline Martelet et Alix Garcia
Face à l’internationale fasciste, les gauches françaises rêvent de rebâtir des ponts
Analyse 20 avril 2026 abonné·es

Face à l’internationale fasciste, les gauches françaises rêvent de rebâtir des ponts

Des initiatives politiques et issues de la société civile construisent un réseau de solidarité mondiale pour remporter la bataille culturelle contre l’extrême droite. Objectif : tout faire pour l’empêcher de gouverner, mais aussi se préparer au mieux pour y résister.
Par Hugo Boursier et Lucas Sarafian
« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »
Entretien 15 avril 2026

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »

La députée LFI Gabrielle Cathala, désignée cheffe de file contre la proposition de loi de Caroline Yadan, explique comment son groupe entend combattre le texte dans l’hémicycle.
Par Hugo Boursier
Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse
Analyse 15 avril 2026 abonné·es

Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse

Né en 2016 de la promesse de dépasser les clivages et de réinventer la vie politique, le macronisme a rapidement conquis le pouvoir. Dix ans plus tard, entre virage assumé à droite, fractures internes et absence d’ancrage, le mouvement apparaît affaibli, tandis que les lignes partisanes qu’il prétendait abolir ressurgissent avec force.
Par Alix Garcia