Les lycéens de nouveau mobilisés contre les expulsions

Ingrid Merckx  • 4 novembre 2013
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Peut-être 70 lycéens (ou jeunes). Environ 150 gendarmes mobiles , avec des boucliers levés, accompagnés d’une quinzaine de fourgons. Les forces de l’ordre n’ont pas lésiné sur les moyens ce matin, boulevard Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris.

Illustration - Les lycéens de nouveau mobilisés contre les expulsions

Les lycéens l’avaient annoncé avant de partir en vacances : la semaine du 4 novembre sonnerait la reprise des manifestations contre les expulsions.

Pas de bonnets rouges mais des capuches noires. Certains ont même remonté les cache-nez. Les uns font le V de la victoire devant les appareils photo. « Charonne-Charonne » , répète l’autre au téléphone. Le cortège rejoint Nation, lieu de convergence des lycéens mobilisés dès ce lundi. Avant des manifestations annoncées plus importantes pour demain mardi, avec notamment les parents d’élèves et les enseignants. « Les meufs, on y est, on y est » , s’écrie une jeune fille en courant derrière.

Certains sont partis de la place de la République. Au moment où le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, recommandait de ne pas bloquer les lycéens sur France Inter, les lycées Turgot, Maurice-Ravel, Charlemagne, Paul-Valéry et Dorian annonçaient déjà des blocages.

« Nous sommes tous des enfants d’immigrés ! », « Stop aux expulsions ! ». Les lycéens veulent une loi sécurisant les jeunes sans papiers ou dont les parents sont en situation irrégulière, et ce, qu’ils soient scolarisés, étudiants ou en formation.

Pendant les vacances, des familles ont été expulsées, notamment à Montreuil (93) au 56, rue Irène et Frédéric Joliot-Curie. Parmi elles, 18 enfants, pour la plupart scolarisés dans le quartier. Hébergées dans un gymnase d’abord, elles se sont vu proposer des solutions d’hébergement très éloignées des établissements scolaires et pour 15 jours seulement. Reprendre le chemin de l’école pourrait leur coûter 15 à 20 euros de transport par jour.

Six hommes, dont plusieurs pères de famille, ont été emmenés au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Leurs audiences doivent se tenir dans la journée.

Société Travail
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