Il est risqué de manifester contre le TTIP à Bruxelles

249 manifestants pacifiques qui participaient à Bruxelles à un rassemblement contre le Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP) ont été brutalisés, arrêtés et menottés pendant plusieurs heures.

Michel Soudais  • 15 mai 2014 abonné·es
Il est risqué de manifester contre le TTIP à Bruxelles
© Photo: capture d'écran tweeté par @marchebxl

La tension monte autour de l'accord de libre-échange en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis. Ce matin, 249 manifestants de tous âges, mais pacifiques, ont été interpellés à Bruxelles lors d'un rassemblement, a déclaré Sebastian Franco, porte-parole de l'Alliance D19-20, qui rassemble des associations d'agriculteurs, de chômeurs, de syndicalistes et d'artistes, inquiets du risque de « catastrophe sociale, écologique et alimentaire » induit par le TTIP, appelé aussi Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA), actuellement négocié par Bruxelles et Washington.

Voir tous nos articles sur ce sujet

Le porte-parole de la police , Christian de Coninck, a justifié l'intervention policière par le fait que les manifestants avaient tenté, alors qu'ils n'en avaient pas l'autorisation, de rallier les abords d'une réunion où devait notamment s'exprimer le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, devant un parterre d'hommes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Analyse 27 février 2026 abonné·es

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées

En centre de rétention administrative, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Parfois arrêtées directement à la sortie de l’hôpital psychiatrique, elles risquent, une fois en CRA, d’être placées à l’isolement. Ce qui aggrave leur santé mentale.
Par Pauline Migevant
Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques
Enquête 27 février 2026

Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques

Ahmed N., un exilé érythréen souffrant de troubles psychologiques, est mort sur un parking près de Calais en mai dernier. Malgré les alertes, les associatifs ont fait face à de nombreux dysfonctionnements venant de l’hôpital de Calais concernant sa prise en charge.
Par Maël Galisson
Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »
Polémique 25 février 2026 abonné·es

Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »

Offusqué·es par la minute de silence observée à l’Assemblée nationale pour Quentin Deranque, y compris à gauche, plusieurs citoyen·nes ont écrit à leur député·e pour l’interpeller.
Par Pauline Migevant
Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique
Analyse 25 février 2026

Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Face à la tentation de renvoyer dos à dos « les extrêmes », aux fractures internes et aux ambiguïtés stratégiques, une question traverse le débat public : en brouillant les repères de son combat historique contre l’extrême droite, la gauche ne risque-t-elle pas de s’égarer elle-même ?
Par Pierre Jacquemain