Brésil : Colère au pays du « futebol »
Alors que les douze stades de la Coupe du monde, prêts ou non, viennent d’être livrés à la Fifa, les revendications sociales se font toujours entendre. Correspondance à Rio, Marie Naudascher.
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Depuis qu’il a revêtu son costume de Batman pour les grandes manifestations de juin 2013, Eron Morais de Melo, 33 ans, n’a pas raté une seule mobilisation. Dans son habit noir moulant, il dénonce « cette “Coupe de la honte” qui exige des standards Fifa [Fédération internationale de football] pour les stades et laisse les hôpitaux et les écoles dans un piteux état ». Derrière son masque de super-héros, ce prothésiste dentaire répète inlassablement sa colère de « vivre dans une ville corrompue et violente, car Rio de Janeiro est une Gotham City ». Batman n’est pas prêt à baisser la garde contre « une grande fête du football, alors que l’argent dépensé pour la Coupe aurait pu l’être pour améliorer notre quotidien ». *De fait, avec l’augmentation** du coût de la vie pour les Brésiliens, les dépenses engendrées par la Coupe du monde passent mal. En juin 2013, la hausse du prix des transports de 20 centimes avait cristallisé la colère des citoyens et rassemblé des millions de manifestants dans tout le pays. En 2006, le budget prévu pour livrer les douze stades du Mondial s’élevait à 2,8 milliards de
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