Valls choisit d’être dur avec les faibles
Au moment où l’exécutif recule sur le dispositif écotaxe, l’évocation d’un probable durcissement des règles d’indemnisation du chômage est politiquement ravageur.
dans l’hebdo N° 1323 Acheter ce numéro

La réforme de l’assurance chômage n’est pas d’actualité mais… elle se fera. D’ailleurs le gouvernement l’a programmée. Quand ? C’est toute la question. Ainsi pourrait-on résumer une semaine de déclarations, initiée par Manuel Valls à Londres et close par Emmanuel Macron à Bercy. Alors que débute au Parlement un long marathon budgétaire, sous la menace d’une censure de la Commission européenne, le gouvernement semble bien lancé dans une course effrénée aux réformes de structure, essentiellement dictée par la recherche d’économies.
Lundi 6 octobre, le Premier ministre, en pleine opération de séduction de la City, déclare devant son homologue britannique, David Cameron, qu’ « il faudrait aller plus loin » que l’assouplissement des 35 heures. Il oppose également aux vertus du « temps partiel », encouragé en Grande-Bretagne et en Allemagne, où il a permis, selon lui, « de préserver l’emploi et de repartir de manière plus forte quand la croissance est revenue », le choix français « d’un chômage très important et très bien indemnisé ». Lors d’un déjeuner avec des journalistes britanniques, il confirme vouloir
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