Clémentine Autain : « Il nous reste à gravir l’Himalaya »

Au lendemain du congrès constitutif d’Ensemble !, Clémentine Autain affirme la nécessité d’un pôle neuf et porteur d’espoir à la gauche du PS, qui fédère les luttes sociales et écologiques.

Michel Soudais  et  Charles Thiefaine  • 5 février 2015 abonné·es
Clémentine Autain : « Il nous reste à gravir l’Himalaya »
© Clémentine Autain est conseillère municipale à Sevran (93) et codirectrice de *Regards* . Photo : AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

La victoire de Syriza conforte l’optimisme qui se dégage du dernier essai de Clémentine Autain. Même si en France tout reste à faire, reconnaît la porte-parole d’Ensemble !, la troisième composante du Front de gauche.

La victoire de Syriza fait partie de vos raisons d’espérer ?

Clémentine Autain : Une raison magistrale ! Depuis, beaucoup de personnes nous demandent si l’on se voit gouverner… Cela nous sort de la simple posture contestataire, à laquelle nous sommes identifiés, pour nous projeter comme une force capable d’être en responsabilité. Les questions posées par Alexis Tsipras et la situation grecque permettent également de poser à l’échelle européenne des enjeux structurants : la dette – d’où elle vient, le pouvoir financier sur nos vies –, le caractère non démocratique des mesures d’ajustement structurelles imposées par la troïka… C’est un point d’appui, comme l’est la situation espagnole, où la

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes

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