Les cruels dilemmes de Syriza

Le parti d’Alexis Tsipras est dans une situation paradoxale. Il connaît une crise très grave de contestation des choix gouvernementaux, mais reste majoritaire dans le pays. L’analyse d’Angélique Kourounis.

Angelique Kourounis  • 22 juillet 2015 abonné·es
Les cruels dilemmes de Syriza
© Photo : Tzortzinis/AFP

Une fois de plus, la gauche grecque, et plus particulièrement Syriza, se déchire. Sauf que cette fois le dilemme n’est plus théorique, mais on ne peut plus pratique. Le parti de la gauche radicale est au pouvoir, et il doit voter des textes de lois au Parlement. Des textes qui n’ont plus rien à voir avec les promesses électorales. Pire, non seulement ils sont l’émanation d’une politique néolibérale aux antipodes de celle de Syriza et de tout parti de gauche qui se respecte, mais de ce vote et de cette mise en application dépend l’injection de liquidités dans l’économie totalement paralysée du pays.

Sans doute Alexis Tsipras a-t-il cru sincèrement, naïvement selon ses détracteurs, qu’il pouvait changer l’Europe de l’intérieur. Et que la

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes