Esthétique de l’effacement
Entre enquête policière et pièce documentaire, Benjamin Walter, de Frédéric Sonntag, est une brillante invitation à la fugue.
dans l’hebdo N° 1378 Acheter ce numéro

© gaelic.fr
Chez Frédéric Sonntag, la fin des grands récits est une source intarissable d’amusement et d’inventions. Avec sa compagnie AsaNIsiMAsa, il crée depuis 2001 des pièces au postmodernisme rieur et bon enfant, nourries de culture populaire. De musique ( The Shaggs, histoire fictive du plus mauvais groupe de rock de tous les temps), de bandes dessinées ( Lichen-Man, d’après le Prestige de l’uniforme, de Loo Hui Phang et Hugues Micol), de fictions américaines ( Atomic Alert )… Avec Benjamin Walter, le metteur en scène poursuit avec talent son travail de recyclage des rebuts et des marges de l’histoire de l’art et de la littérature en un théâtre très visuel, peuplé de masques
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