La rude victoire des salariés d’OMS Synergie

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Après quatre mois de lutte intensive, le mouvement de grève opposant la direction de la société de nettoyage OMS Synergie à quarante-et-un salariés a pris fin mardi 26 janvier. Depuis le 21 septembre, les salariés de cette société, sous-traitant de Paris Habitat, dénonçaient entre autre de mauvaises conditions de travail, des irrégularités sur les fiches de paye ou encore des retards de paiement. Au cours du conflit, les agents de nettoyage en grève ont réussi à obetnir le soutien de nombreux militants syndicaux, associatifs, de citoyens et d'habitants scandalisés par la situation qui leur étaient faite, ainsi que de nombreux partis de gauche.

Si la mobilisation a été longue et difficile, elle s’achève avec fierté et soulagement. La plupart des revendications vont en effet être satisfaites, et aucune sanction disciplinaire ne devrait être prononcée contre les grévistes. Selon le communiqué de fin grève de la CGT, les négociations ont abouti à un accord prévoyant notamment :

  • La progression des salariés AS1 à AS2 dans la grille des salaires

  • La fourniture de deux tenues de travail par an, entretenues par la société

  • La rémunération de 60 % des jours de grève (exemple pour un salarié à plein temps à 1270 €, versement de 3048 € brut pour les 4 mois de grève)

  • Le versement d’une prime exceptionnelle de 200 €

Les grévistes se sont réjouis de cet accord et ont donc pu reprendre le travail mercredi 27 janvier. Le communiqué de la CGT explique d’ailleurs le «sentiment de la dignité retrouvée» puisque le «patron ne pourra plus considérer les salariés comme avant la grève et devra les respecter car il connait maintenant leur combativité et la solidité de leurs soutiens».


Photo : AFP / THOMAS SAMSON - Les salariés ont manifesté devant des hôtels de luxe à Paris le 29 septembre 2015.

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