Ha ! ha ! ha ! les Yankees

Le mec a produit deux vérités contradictoires et successives, additionnées d’une théorie du complot.

Nous sommes donc entré(e)s dans l’ère de la « post-vérité », où les faits objectifs n’ont plus aucune valeur : une ère dans laquelle l’émotion et l’opinion l’emportent sur le vérifié, cependant que le complotisme et le mensonge deviennent des arguments. Cela se passe principalement – nous explique, pleine d’inquiétude, la presse dominante [1] – aux États-Unis, où le débat public est, sous Trump, gangrené par les « alternative facts » et les « fake news ».

Fort bien : gaussons-nous. Moquons les Yankees. Leur crédulité. Leur accablante médiocrité. Ha ! Ha ! Ha ! Quel peuple misérable.

Puis repassons l’Atlantique et penchons-nous d’un peu près sur ce qui se passe chez nous.

Chez nous : un candidat – et non le moindre – à l’élection présidentielle est fortement soupçonné d’avoir prodigué, dans son proche entourage, des emplois quelque peu fictifs. Comme la justice enquête, François Fillon (tu l’as reconnu) déclare d’abord que, s’il est mis en examen, il ne se présentera pas – on a quand même sa dignité, puis, n’est-ce pas : on se réclame de la haute figure tutélaire de feu le général Gaulle, qui oblige assez.

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