Dossier : La meilleure façon de marcher, c'est encore la nôtre

Pas à pas,  la conquête  des droits

La marche est une arme politique puissante, dont la lenteur calculée permet le ralliement du nombre.

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La marche s’est depuis toujours mise au service de la résistance collective à l’ordre établi. Le 12 mars 1930, Gandhi, en sandales et drapé de blanc, entame avec quelques dizaines de personnes une « Marche du sel » qui forcera l’occupant britannique à enclencher le processus d’indépendance de sa colonie indienne. « I have a dream ! », scande Martin Luther King le 28 août 1963. Sa marche pour les droits civiques aboutira au bannissement légal des discriminations raciales et autres. Le 30 avril 1977, les Mères de la place de Mai inaugurent devant le palais présidentiel argentin la litanie des rondes hebdomadaires qui déboucheront sur l’organisation de procès contre les tortionnaires de la dictature. La marche est une arme politique puissante, dont la lenteur calculée permet le ralliement du nombre, où la fragilité des corps face aux moyens de la répression essentialise et légitime les revendications.

À lire :

• Les chemins de la liberté, de la paix, de la fierté…

• Exil ou évasion : marcher pour survivre

• La fuite, motif héroïque

• « L’homme qui marche », l’universel en mouvement


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