Au Larzac, ça a marché…

Pour gérer l’après-Notre-Dame-des-Landes, pourquoi ne pas s’inspirer de l’heureux précédent de 1981 ?

Claude-Marie Vadrot  • 24 janvier 2018 abonné·es
Au Larzac, ça a marché…
© photo : Le 14 août 1977, près de 30 000 personnes rassemblées sur le camp militaire du Larzac. AFP/Staff

Quand, le 3 juin 1981, quelques semaines après son élection, François Mitterrand annule le projet de camp militaire du Larzac lors d’un Conseil des ministres, nulle force de l’ordre ne stationne autour du territoire contesté. Et aucun politique de gauche ne disserte sur une différence de traitement à réserver aux paysans du plateau – rebelles depuis dix ans – et à ceux venus les rejoindre, occupant des fermes abandonnées pour relancer l’élevage ou l’agriculture.

Il ne restait plus aux « résistants », légitimes ou squatters, qu’à se donner les moyens de réaliser leur rêve : celui de se soustraire aux aléas de la spéculation foncière en devenant collectivement propriétaires et gestionnaires des 6 300 hectares qu’ils avaient sauvés. Et ce alors que la droite locale et nationale ainsi qu’une partie des médias se déchaînaient à leur encontre, à l’instar du député RPR de Millau, expliquant que les paysans allaient « installer un kolkhoze avec

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Écologie
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