Champigny : la haine de l’uniforme

L’agression dont ont été victimes une policière et son collègue, pris à partie par une vingtaine de jeunes, est symptomatique d’un malaise profond, à la fois social et démocratique.

Denis Sieffert  • 10 janvier 2018 abonné·es
Champigny : la haine de l’uniforme
© photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Survenue alors que ce numéro était en préparation, l’affaire de Champigny (Val-de-Marne) vient nous rappeler que le lourd dossier des violences policières doit être resitué dans une problématique plus vaste : celle d’une crise sociale qui a produit depuis longtemps des phénomènes de ghettoïsation et des violences urbaines souvent erratiques. Un climat dont les policiers sont aussi parfois victimes. À Champigny, ce sont deux d’entre eux, dont une femme, qui ont été violemment et lâchement frappés par une vingtaine de jeunes gens frustrés de n’avoir pas pu entrer dans un espace festif le soir du Nouvel An. Après avoir eu affaire aux CRS, appelés par les organisateurs, ils s’en sont pris à deux policiers isolés

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