Un cocktail explosif

Le gouvernement multiplie les réformes systémiques, au risque d’agréger un mécontentement global contre sa politique.

La « stratégie du choc » déployée par le gouvernement s’accélère. Convaincu qu’une « demande bonapartiste […] transcende tous les électorats », selon « un ténor de la majorité », cité le 23 février par Les Échos, le gouvernement déroule donc son programme de dérégulation, touchant aux fondements du modèle social français.

Il compte sur l’atonie des syndicats, bombardés de séances de négociation et épuisés par un procès permanent en légitimité, et le spectre du syndicaliste arc-bouté sur des privilèges corporatistes, largement agité par l’entourage d’Emmanuel Macron. À l’heure où, dans les entreprises, la fusion des instances représentatives du personnel imposée par les ordonnances Macron devrait faire perdre leur mandat – et leur protection – à de nombreux délégués syndicaux – 150 000 à 200 000 personnes pour FO, selon son secrétaire général, Jean-Claude Mailly.

La suffisance du gouvernement a semé, ces derniers jours, un sentiment d’humiliation, qui l’a forcé à quelques rétropédalages.

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