L’agriculture marche de Travert

Sur trois axes majeurs de la transition écologique, les intérêts privés dominent la prise de décision du pouvoir macroniste. Agriculture.

téphane Travert n’est pas gangrené par les lobbys, il est le lobby ! » lançait fin août Yannick Jadot (1). C’était une semaine avant la démission de Nicolas Hulot, et l’eurodéputé EELV listait les dossiers environnementaux sabotés par le ministre, « représentant de la pire agriculture au sein du gouvernement » : recul sur l’obligation d’installer un contrôle vidéo dans les abattoirs, sur l’étiquette indiquant la qualité nutritionnelle des aliments, sur l’interdiction de l’herbicide glyphosate, etc.

« Nous n’avons jamais vécu un tel mépris avec les précédents gouvernements. Nous avons envoyé trois courriers à Édouard Philippe à propos des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles (2), aucune réponse. On s’est contenté de nous orienter vers Hulot, considéré comme le représentant des associations, qu’il n’apparaît pas utile au Premier ministre de rencontrer directement », se plaint Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement. L’association, spécialisée dans l’interpellation des décideurs, est parvenue une fois jusqu’au cabinet de ­Stéphane Travert, « mais ce fut d’une violence inouïe ! rapporte-t-il. La conseillère Claire Le Bigot nous a pris de haut, prétendant ne jamais rencontrer la FNSEA, le syndicat majoritaire, alors qu’on sait très bien que le ministre rencontre régulièrement les agriculteurs, c’est sur son agenda ! »

Il reste 66% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le bac des uns et le bac des autres

Culture
par ,

 lire   partager

Articles récents