« J’ai pris mon père sur mes épaules » : esprit d’épique
Dans un drame moderne inspiré de L’Énéide, Fabrice Melquiot raconte la préparation d’un voyage dans la banlieue stéphanoise.
dans l’hebdo N° 1540 Acheter ce numéro

Fabrice Melquiot, l’un des auteurs les plus inspirés d’aujourd’hui, empruntait jusqu’alors ses thèmes à sa propre vie – une enfance quelque peu morose à Modane – et se concentrait sur des cellules restreintes : la famille, les copains, la relation mère-fils… Répondant à une commande d’Arnaud Meunier, directeur de la Comédie de Saint-Étienne, il reste, avec J’ai pris mon père sur mes épaules, dans une certaine intimité quotidienne, tout en calquant sa trame sur L’Énéide de Virgile : il va jusqu’à appeler Énée son héros.
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