L’adieu aux armes

L’image du citoyen fusil en main a parsemé l’histoire des luttes sociales depuis la Révolution française jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Avant le durcissement de la législation et l’avénement des partis.

Éric Fournier  • 6 mars 2019 abonné·es
L’adieu aux armes
©photo : « Communards, les combattants de la garde nationale », dessin de la Commune de Paris, 1871. crédit : M. Filimonov/Sputnik/AFP

L’échec de la Commune, l’insurrection la plus fortement armée du XIXe siècle, semble signer l’adieu aux armes de la constellation révolutionnaire, qui, sous la IIIe République, optera résolument pour le bulletin de vote ou la grève générale. Ce faisant, le citoyen insurgé exerçant directement sa part de souveraineté un fusil à la main – incarnation de la République démocratique et sociale depuis 1792 – est aussi promis à l’effacement. Pourtant, les armes à feu ne disparaissent pas des luttes et des horizons. Leur prise cesse d’être une évidence pour se transformer en une énigme constamment réinterrogée : comment faire la révolution face à une République qui maintient implacablement l’ordre avec, en dernier recours, une armée de conscrits ? La présence des armes dans l’espace public, et partant en

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